« Le 8 Mai est et doit rester un jour férié, journée commémorative de la fin de la guerre par la capitulation sans condition des occupants nazis et de l’oppression des peuples du continent européen.
Cette date est surtout la victoire des peuples contre un régime d’une idéologie barbare, d’une menace mortelle contre la civilisation humaine et de l’arrêt du nazisme et du fascisme.
En cette année du 80ème anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination où des milliers de Résistants Déportés ont payé de leur vie pour notre liberté et la paix, supprimer ce jour férié est non seulement une offense à notre histoire mais aussi un mépris envers celles et ceux qui ont combattu pour notre libération.
Nous ne pouvons pas et ne devons pas accepter que cette date mémorielle soit effacée du calendrier sous prétexte d’économie, quel irrespect envers tous les morts qui ont fait face à l’envahisseur fasciste.
Une économie financière en supprimant ce jour où la paix est revenue est indigne pour notre démocratie.
Actuellement l’Europe est en turbulence, avec un horizon qui se profile aux risques de guerre. Dans des Pays de notre Europe, certains veulent imposer leur pouvoir dictatorial, agrandir leur territoire, au sacrifice de milliers de morts, enfants, femmes, hommes tous ces innocents qui subissent une occupation de tendance nazie.
Les Déportés nous ont montré le chemin du combat et de la résistance, du respect de l’être humain. Alors restons fidèles envers celles et ceux qui ont eu le courage de dire non à l’occupation nazie, de défendre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité et à leur combat,
Nous, associations de mémoire développons depuis de nombreuses années des échanges avec les jeunes en milieu scolaire et le service national universel.
Nous constatons chaque année, plus particulièrement dans les petites et moyennes communes des rassemblements intergénérationnels à cette date commémorative.
Ces rassemblements éveillent la conscience citoyenne de notre jeunesse. Supprimer cette participation engendre l’oubli des valeurs portées par notre belle République.
Monsieur le premier Ministre, à notre tour en restant fidèles à la Mémoire de tous les Combattants, nous exigeons de conserver la date du 8 mai comme un jour férié de commémoration.»
Ainsi que, ci-dessous, le communiqué de l’AFMD (Les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation
Last modified: septembre 17, 2025