• Octobre 2023 – Lancement du projet

Dans le cadre du travail de Mémoire de la commission « Mémoires et Histoire », Claudine MORVAN et Bernard CADIOU co-animateurs, avaient proposé, lors de notre congrès à Saintes le 27 octobre 2023, la mise en place d’un « Collectif nouvelles générations ».

Nous pensons que ce travail « pour la Mémoire », la vigilance et la défense du Mémorial incombe à toutes les générations.
C’est une question trans-générationnelle.
Nous sommes convaincus que chaque génération a ses codes, ses modes de communications et son appropriation du récit collectif de la mémoire que nos aïeux ont transmis.

Lors de nos échanges avec certaines personnes (nouvelles générations), il nous est apparu que nos actions ne sont pas toujours en adéquation avec  leur  point de vue, leur regard du  « Travail de Mémoire ».
C’est pourquoi la commission a  proposé  de développer un « Collectif nouvelles générations Sachso pour la Mémoire », dont le but serait que ce collectif réalise ses propres projets.

Ces projets pourraient prendre la forme de forum, d’échanges, de recherches familiales ou  historiques, de films,  bandes dessinées, voyages en utilisant de nouveaux outils, de nouvelles formes de diffusions, de nouveaux supports médiatiques, la liste n’est pas exhaustive.
L’assemblée générale et le Conseil d’Administration en ont accepté le principe.

  • De janvier à mars 2024 – Constitution du Collectif

Début 2024, la commission a contacté un premier groupe de  50 descendants de déportés dont nous avions référencé le mail (soit parce qu’ils sont ou ont été adhérents, soit parce qu’ils ont fait un pèlerinage avec nous, soit parce qu’ils avaient été informés par leurs parents).

Fin janvier, 5 descendants nous informaient qu’ils étaient âgés de plus de 60 ans et qu’ils transmettaient l’information à leurs enfants, 31 nouveaux descendants de 16 déportés ont répondu  favorablement pour participer à ce collectif

Environ 40 personnes ont répondu favorablement et ont été mise en relation en mars dernier.

  • Novembre 2024
  • 2 projets individuels ont fait l’objet d’une communication à l’Amicale.
    Ils feront l’objet d’une information prochainement.
  • 1 projet concernant la mise en place d’un forum porté par 2 membres du collectif sont en préparation.

Les personnes qui souhaitent rejoindre ce Collectif peuvent se faire connaitre.
Elles sont les bienvenues.

Il est heureux de voir que ce « collectif » se met en place et que la notion de Mémoire trans-générationnelle est une question à laquelle nous devons porter une attention particulière afin d’assurer la pérennité de notre travail.

Rechercher et réfléchir : l’environnement et l’idéologie nazie

Article paru dans le bulletin N° 253 de mars 2025
Marie Kervevan

L’environnement, comme les populations victimes des schémas destructeurs nazis, a été un élément pris en compte dans les plans d’Hitler.

C’est à Bialowieza en Pologne, dans la dernière forêt primaire d’Europe, que le « Projet Conservation » voit le jour sous la direction d’Hermann Göring, haut dirigeant nazi.

Après avoir créé une base militaire et des camps d’entraînement lui permettant d’avoir des points stratégiques proches de l’URSS cachés dans la densité de la forêt, Göring imagine Bialowieza comme terrain de chasse pour les élites nazies.
De toutes leurs utilisations de la forêt, ce sont leurs expérimentations pseudo-scientifiques sur les plantes qui entraînèrent les conséquences les plus destructrices et néfastes sur l’environnement.
Leurs actions dévastatrices consistaient en plusieurs points ; l’éradication des espèces soi-disant « nuisibles » et « indésirables », la conservation des espèces dites « pures » pour la mise en place d’une réserve de chasse. 

Les nazis avaient effectué une classification dans la forêt des espèces qu’ils considéraient, selon leur idéologie, comme « pures » et « dignes des aryens ».
Les espèces animales estimées « inférieures » comme les loups et les lynx étaient peu à peu exterminées et avaient, dans la finalité du projet nazi, vocation à être remplacées.  

Ils utilisaient le terme de « nettoyage » en ciblant des animaux comme des plantes non conformes à leur idée de « pureté ».
Leurs objectifs étaient de manipuler et de transformer la biodiversité et l’écosystème entier de la forêt pour la conformer à leurs idées d’ordre.

Des pseudo-manipulations génétiques ont ainsi été menées pour faire ressortir certains traits qu’ils considéraient comme supérieurs, par exemple augmenter la taille des cerfs, façonnant ainsi leurs prochaines proies.
L’environnement a été, pour Hitler comme pour Göring, un moyen de créer un nouvel « ordre » par eux et pour eux.
À Bialowieza, les conséquences de ces éradications sur la faune et la flore sont encore perceptibles dans l’écosystème.
Depuis cette période sombre, la population comme la forêt ont survécu, mais n’oublient pas.
Bialowieza est laissée à elle-même et se reconstruit, comme le fait toujours la nature lorsqu’on lui en donne la chance.
Ses habitants, pour certains descendants de ceux ayant été déportés et asservis par les nazis, sont désormais ses fervents défenseurs.

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